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Poursuivant sa démarche de manipulation d'objets sur table de vivisection sociale, Agnès Limbos s'en donne à cœur joie, dynamitant les idées reçues, usant du trait cruel de l'humour noir pour mieux dénoncer nos incohérences, nos bêtises, nos lâchetés. Le tout avec une jubilation ludique de gamine impertinente qui aime patauger dans les flaques d'eau, se barbouiller de peinture, détourner les jouets les plus stéréotypés en héros d'épopées délirantes. |
On est à des années lumière de la mièvrerie des productions Disney. Agnès Limbos a trop de choses à dire et il y a une sorte d'urgence dans la façon dont elle s'y prend. Petits moyens, grands effets, économie de mots. Juste ce qu'il faut pour planter le décor, mener le public là où elle veut en venir. On ne peut que la suivre tant sa détermination est grande, le propos pertinent, l'humour décapant.
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L’Est Républicain – 03/2000 |
Rien de moins imaginaire que ces récits maniés de mains de sculpteur et rien de plus implacablement démonstratif. La poésie est là, certes mais avec une force inouïe. (...) . Agnès Limbos, nounou cruelle, nous endort de son chant de Circée mais nous ouvre habilement et poétiquement les yeux.
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Une table à roulettes, un peu de sable, quelques briques, du papier coloré et quelques animaux en plastique et voilà le spectateur transporté au pays acide des petites fables (...) Ainsi va la vie dans ce monde étrangement gai, teinté d'une pointe de cruauté, habité d'une telle richesse qu'il serait dommage de passer à côté. |
Ce spectacle rare, qui questionne, déconcerte et amuse, formellement inventif, trouve le chemin improbable d'un art exigeant pour tous.
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Le Courrier de l’Escaut - 03/1999 |
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En quatre contes sans concession, Agnès Limbos brosse un tableau du monde d'aujourd'hui. Ce n'est ni rose ni violette, c'est neige et c'est sang, anthracite et béton, brume et brise, terre brûlée. L'humour prend le drame de vitesse, la cruauté se double d'une sagesse évidente. |
Fidèle à ses univers en miniature, Agnès Limbos manipule ses petites fables comme un lanceur ses couteaux. La cible : nos cœurs qu'elle fait saigner de bonheur !
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