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Theatermaggezien - 13/12/2010 |
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« Agnés Limbos et son acolyte Gregory Houben parviennent non seulement à donner naissance à un petit monde d’une douce folie totalement absurde, doté de sa propre logique associative tout aussi absurde, mais ils arrivent en plus à adoucir leur jeu et l’histoire. Troubles baigne dans une délicieuse mélancolie. »
Auteur:Tuur Devens - Copyright © 1999-2010 by Pro-Art bvba, All rights reserved. Theatermaggezien is a registered trademark. |
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OMNI N° 13 – hiver-printemps 2009 |
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« Vertige de l'amour ... Sur une scène de cabarte :ils sont deux. Lui, une vingtaine d'années et la mine candide ; elle, d etrente ans son aînée, à l'allure d'une affranchie des années 20. le duo habillé en mariés manipule des objets, chante, joue de la musique, échange des mots et des silences. C'est un peu l'histoire d'un couple en équilibre au bord d'une falaise. ...la paisible lune de miel devient un polar bizarre et nous entraîne vers la quatrième dimension, à moins que ca ne soit dans notre subconscient... »
OMNI N° 13 - hiver - printemps 2009 |
« Quand la marionnette parle aux adultes. ... Enfin, signalons Troubles, ô !.., iii !.., ah !.. , de la compagnie belge Gare Centrale. Ce duo de pince-sans-rire (Agnés Limbos et Gregory Houben) pose un regard décalé, grinçant et très drôle sur les vicissitudes de l'amour et de la vie de couple. Elle, en robe blanche et bonnet de piscine, lui, en costume sombre, noeud pap'et bonnet de piscine aussi, sont assis devant une table, dans une piste de cirque, pour le meilleur et pour en rire (jaune). Ils vont raconter leur histoire en manipulant de menus accessoires : un couple de mariés en plastique comme on en voit sur les pièces montées, un mini-taxi comme en jouent les tout-petits, du mobilier miniature ; s'aident de musique (lui à la trompette, tous deux au chant) et jouent de leurs mimiques fantastiques. » ... Valérie Sasportas |
« Au fil des choses - Vertige de l’amour LA METTEURE EN SCENE ET ACTRICE DE LA COMPAGNIE GARE CENTRALE NOUS LIVRE TROUBLES, ô !…,III !…, AH !… UNE TRILOGIE DE « COURTS-MÉTRAGES THÉÂTRAUX » SUR LE COUPLE. ON RETROUVE SON THÉÂTRE D’OBJETS QUI CONJUGUE GRAVITÉ ET LÉGèRETÉ SUR TOUS LES MODES. Vus de loin, les spectacles d’Agnés Limbos ont l’air de plaisants divertissements : des objets kitchs, des figurines jouets, un texte minimal, un humour omniprésent. Il ne faut pas s’y tromper... Si cette grande artiste du théâtre d’objets fait dans la simplicité, c’est pour mieux croquer les clichés. Son art, c’est de mettre le doigt sur l’inextricable dualité des émotions, et avec finesse. Chez elle, un détail anodin se révèle bouleversant, la gaieté laisse filtrer l’inquiétude, le tragique ne va pas sans le comique, et vice-versa. Que se passe-t-il après les violons du générique de fin des romances hollywoodiennes ? Les petites formes Ô!, Â!, Ï! donnent quelques indices. Ils forment la trilogie Troubles, l’évocation elliptique et décalée de trois moments dans le quotidien d’un couple. Sur une scène de cabaret : ils sont deux. Lui a une vingtaine d’année et la mine candide ; elle, de trente ans son aînée, a l’allure d’une affranchie des années 20. Le duo habillé en mariés manipule des objets, chante, joue de la musique, échange des mots et des silences. C’est un peu l’histoire d’un couple en équilibre au bord d’une falaise. Dans leur chambre d’hôtel cinq-étoiles, des menaces invisibles pèsent sur les tourtereaux. De manière souterraine, l’inquiétude entame l’harmonie, l’amour se teinte d’indifférence. Un loup aux yeux rouges, le son d’une trompette, une mystérieuse météo-rite : la paisible lune de miel devient un polar bizarre et nous entraîne vers la quatrième dimension, à moins que ça ne soit dans notre subconscient... On vous aura prévenu, derrière l’étiquette « tout public », les spectacles d’Agnés Limbos cachent bien leur jeu : limpides mais véritablement étranges, ils sont comme des petits contes zen, ou plutôt surréalistes. »
Le cinéma d’objet d’Agnés Limbos « J’ai l’impression d’être comme une réalisatrice de cinéma : il y a des zooms, des gros plans, des changements d’échelle,... L’expression “théâtre d’objets” me semble galvaudée. Chez les artistes qui “bougent des choses sur scène”, souvent, l’objet devient une marionnette. Pour moi, l’objet doit conserver ses propriétés et ne pas devenir autre chose par le jeu. Par exemple, une fourchette doit rester ce qu’elle est. J’aime que la fiction permette à l’objet d’être dans sa vérité. Dans mon atelier, il n’y a que des objets reconnaissables, des objets manufacturés que je glane dans les brocantes. Je veux redonner à l’objet sa valeur propre, et en même temps changer le regard qu’on porte sur lui, comme l’on fait les Surréalistes : cela provoque de la liberté de pensée ! » |
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Dernières Nouvelles d'Alsace - 16/04/2009 |
« Jeune public - La Gare centrale au TJP - Troubles amoureux
La compagnie Gare centrale revient au Théâtre jeune public de Strasbourg avec un spectacle façon sitcom, en trois épisodes, intitulé Ô et la suite, ou Troubles. Du théâtre d'objets intelligent et drôle, à découvrir d'urgence. Ils nous (re)viennent de Belgique, Aux Giboulées 2008, ils avalent convaincu un public de connaisseurs: Agnés Limbos et son acolyte saxophoniste Grégory Houben interprètent jack et sa dulcinée Darling, et en trois séquences évoquent la vie d'un couple d'Américains lambda, d'abord en voyage de noces à New York puis en villégiature au fond d'une forêt, et enfin chez eux, dans un intérieur typique de ia middle class outre-Atlantique.
L'échiquler de la vie et de la mort Dans la première partie, que les Strasbourgeois avaient découverte l'an dernier, jack et Darling passent leur lune de miel dans une chambre d'hôtel luxueuse et rococo, au sommet d'une tour de Manhattan posée là en reflet de leur rêve d'union et d'amour éternels, Mais déjà rôde un loup (en plastique), qui rend leur bonheur un peu moins rose, leur équilibre un peu bancal... Puis c'est la maison dans la forêt, "quelque parc dans le monde", on ne sait pas vraiment où. Finis les costumes de mariés, place au rouge satiné, reflet de leurs âmes tourmentées, jack et Darling ont du mal à communiquer, s'aiment toujours mais sont malheureux en proie au doute et à la mélancolie, Dans un avant-dernier tableau, les amoureux installés dans un train-train qu'ils détestent sans se l'avouer vraiment, voire sans en avoir conscience, cajolent qui le chien, qui le chat, qui les poissons rouges. Même le canapé fleuri et les deux fauteuils récoltent des baisers, On se gargarise de ce qu'on a, sans vraiment comprendre pourquoi, avant de tout rejeter, d'atomiser cet univers trop propret. C'est ce qu'ils finissent par faire, à coups de feux d'artifices et d'explosions sur scène, qui préparent la métamorphose finale: en costume blanc et robe du soir noire, Agnés et Grégory se jouent de jack et Darling, sur l'échiquier de la vie et de la mort. Surpris, amusé ou carrément scotché, le public adhère sans (presque) aucune réserve. » Marie Marty |
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